L'Appel au Soleil
Roman d’initiation au cœur d’une Provence ardente, L’Appel au soleil raconte la naissance d’une vocation, la force d’une rencontre et la frontière fragile entre la raison et l’embrasement. Une histoire lumineuse, intense, où l’art devient un appel irrésistible.
Double portrait de Van Gogh — Oleg Shupliak, 2011
Résumé
Quand Eugénie quitte les Pays-Bas pour suivre son père, le père Gaspard, en Provence, elle ne s’attend pas à ce que la lumière du Sud bouleverse son destin. Entre oliviers, chaleur vibrante et ciel incandescent , elle rencontre un peintre solitaire dont la créativité dévorante va ébranler ses repères et révéler en elle un monde insoupçonné.
Synopsis
Ce roman est né d’un trouble, d’une image, d’un souffle venu de mes jeunes années dans le Sud de la France, et du désir de rendre hommage à un artiste dont la présence lumineuse traverse encore ces paysages. Plutôt qu’une histoire linéaire, j’ai voulu explorer l’instant où une jeune femme se découvre elle-même, lorsque sa vie s’ouvre et vacille à la fois : l’amour qui affleure, la douleur qui remonte, la lumière qui bouleverse, et ces mouvements secrets de l’âme qui, sans jamais se confondre, la conduisent vers un horizon qu’elle n’aurait jamais imaginé.
Eugénie apparaît comme une jeune femme traversée par une fragilité incandescente, habitée par des forces qui la débordent. En elle cohabitent la douceur intérieure des iris et les pénombres qui veillent autour des êtres trop sensibles. Elle avance dans un monde qui peine à accueillir ceux qui voient trop, qui ressentent trop, qui aiment au-delà du raisonnable.
Le peintre auquel le roman rend hommage n’est pas un personnage à expliquer :
il est un appel, un vertige, un foyer de lumière.
Chacun projette sur lui ce qu’il porte en soi — génie, égarement, fraternité, étrangeté, miroir. Le roman ne cherche pas à trancher, mais à laisser résonner ce qu’il provoque.
À travers Eugénie, le récit explore la frontière entre la raison et l’embrasement, la foi et l’incompréhension, l’amour et l’abîme. Il s’attache à ces instants où la vie se resserre autour d’un geste, d’un cri, d’une lumière, d’un bruit sec qui fend le monde.
Le roman s’achève sur un souffle, un battement, parce que les histoires ne se ferment jamais vraiment. Elles continuent de vibrer en nous, de se transformer, de nous accompagner. Eugénie ne s’éteint pas : elle avance encore, portée par une lumière et par une phrase qui ne cesse de la tenir debout. Peut-être qu’en lisant, cette phrase viendra aussi vers vous.
Inspirations
Lettre aux lecteurs
Chers lecteurs, chères lectrices,
À celles et ceux qui portent en eux une lumière trop vive pour le monde qui les entoure. À celles et ceux qui avancent malgré la fragilité, malgré les nuits traversées, malgré les élans qui les dépassent. À celles et ceux qui savent que certaines beautés sauvent, que certaines vérités blessent, que certains amours transfigurent. À celles et ceux qui ont déjà senti, ne serait-ce qu’une fois, le souffle d’un amandier en fleur leur ouvrir le cœur. Et à toi, lecteur, lectrice, qui acceptes d’entrer dans cette lumière tremblée, de suivre Eugénie dans ses vertiges, et de laisser résonner en toi ce qui ne s’explique pas.
Ce roman s’est construit autour d’une lumière que j’ai portée longtemps en silence — celle du Sud de la France, celle de mes jeunes années, celle qui a façonné mon regard et ma manière d’habiter le monde. Il est aussi né d’un hommage, à un artiste dont les traces lumineuses continuent de vibrer en moi comme un appel ancien.
Je n’ai pas cherché à écrire une histoire en ligne droite. Je n’ai pas cherché à résoudre un mystère, ni à expliquer ce qui ne peut pas l’être. J’ai voulu accompagner une jeune femme au moment où sa vie se dérobe et s’ouvre à la fois, là où l’amour, la douleur, la lumière et le vertige se frôlent sans jamais se confondre. J’ai voulu écrire ce point de rupture où l’on cesse d’être spectateur de sa propre existence pour en devenir le témoin bouleversé.
Eugénie s’est imposée à moi comme une présence fragile et ardente. Elle porte en elle la douceur des amandiers en fleur et les profondeurs qui entourent les êtres trop sensibles. Elle avance dans un monde qui ne sait pas toujours accueillir ceux qui voient trop, qui sentent trop, qui aiment trop. Et dans sa marche, elle m’a ramenée à des parts de moi que je croyais enfouies.
Quant au peintre, je n’ai pas voulu en faire un personnage. Il est une lumière, un vertige, un souffle. L’artiste n’est jamais un seul être : il devient tour à tour génie, égaré, frère ou reflet, selon le regard qui se pose sur lui. Je n’ai pas voulu décider de ce qu’il est.
J’ai simplement laissé parler la lumière qu’il déplace en chacun.
Ce roman explore ce passage où les certitudes se défont, où la clarté se mêle au vertige, où l’amour avance au bord de son propre mystère. Il se tourne vers ces instants où la vie se concentre soudain, où tout se joue dans un geste, une clameur, une fulgurance, un éclat qui semble fendre le réel.
La dernière page se referme sur un souffle très simple, presque humain, comme si quelque chose continuait de battre en silence — parce que certaines histoires ne s’arrêtent pas, elles demeurent en nous.
Eugénie, elle, demeure dans cette vibration qui dépasse le monde : une résonance qui ne s’efface pas, une lumière qui la suit, une vérité qui continue de se dire en elle, même lorsque tout semble retombé dans le silence.
Avec toute ma lumière, Irène
À propos
Irène-Lou Wilkins
Grandie à Nice, où le rock lui ouvre l’anglais, puis à Paris qui lui donne le goût du mot et à Londres qui affine sa sensibilité psychologique et psychanalytique , Irène vit aujourd’hui sur la côte du Yorkshire.
De Entre le bleu et le vert, son premier roman sur l’adolescence dans le Sud des années 70, à L’Appel au soleil, elle explore la complexité des liens humains, les zones où l’amour frôle la folie, et la manière dont l’art et la lumière peuvent transformer une vie.
Ses livres naissent d’un trouble, d’une image, d’un souffle et d’une vie façonnée par des influences multiples, des paysages intérieurs, et une sensibilité qui cherche à éclairer ce qui brûle en nous.
Contact
Découvrez l'univers de L'Appel au Soleil et laissez-vous porter par la lumière du Sud : contactez Irène-Lou Wilkins pour en savoir plus sur son prochain roman. Bientôt disponible.